Le 25 mars, première approche en tête-à-tête par le dessin

25 MARS 2015 19

Troisième rencontre. Les coccinelles et les abeilles ont l’habitude de ce rendez-vous. Et semblent même l’attendre. La gêne du  début n’existe plus.

Les larmes du premier jour que laissait échapper Camille ne sont plus. Mercredi, accompagnée de ses parents et de son petit frère, elle court, rit, est contente de retrouver les autres enfants. Nous avons à peine le droit à un « bonjour » de la part de Thalia : « Où est Camille (la grande) ? », nous demande-t-elle, pressée d’aller coiffer les cheveux de sa copine. La petite fille est attirée par Camille qui aurait plutôt tendance à impressionner les autres enfants par son comportement parfois déconcertant : un mélange de joie et d’excitation que sa maman, ainsi qu’Ingrid et Florent (de l’association d’une Rive à l’autre) tentent de canaliser.

Pour autant, les binômes ne sont pas encore créés. Les enfants s’observent et sont concentrés sur les activités proposées. Mercredi, ils ont planté des radis. Ils aiment manipuler la terre, la tasser, l’arroser. Une activité qui n’est boudée par aucun d’entre eux.

La formation des binômes

Avec la pluie, nous nous sommes rabattus à l’intérieur pour un atelier dessin. Par binôme, cette fois-ci, ils ont colorié des images représentant des légumes. Avec application et réalisme pour certains et avec anarchie et imagination (certaines carottes se sont retrouvées violettes !) pour d’autres. Nous leur avons proposé de colorier ensemble. Ils ont colorié côte à côte. Pour le moment. Après une période de calme général, certaines coccinelles ont commencé à s’agiter, à crier. Questionnements et incompréhensions de la part de leurs camarades. Comme avec tous les enfants, ils se sont apaisés dans les bras de leurs parents, qui ne sont jamais très loin.

Les interrogations commencent à émerger.

« Il n a pas beaucoup dessiné. Il a crié, s’étonne Romane en binôme avec Alexandre, je peux lui dire de parler ? »

Sa grande sœur, Clémentine, présente pour la première a été surprise du comportement des coccinelles.

« Les enfants autistes  ne parlent pas. Ils ne te regardent pas. Cela fait bizarre », fait-elle remarquer à Estelle, sa maman.

Un détail qui ne semble plus perturber les habitués de ces rencontres. Les coccinelles ont compris que le mode de communication des abeilles était différent. Au vu de la question que se pose Romane, on constate qu’ils ont passé ce cap et se demandent désormais comment établir un lien avec leurs nouveaux copains.

Et les parents ?

Timides eux aussi au début,ils commencent à échanger. Deuxième objectif de ces rencontres. Et ils semblent enthousiasmés par cette expérience, comme l’exprime Véronique la maman d’Alexandre, une des coccinelles. « Ce sont de bons moments de partage et d’émotions au beau milieu d’un joli potager et d’un environnement vraiment favorable à l’épanouissement de nos enfants. Tous les sens sont en éveil et c’est merveilleux de voir que les enfants finissent presque par se confondre et de dépasser la différence de certains. »

A mercredi.

Notre journée en images

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